Les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) du Sud se sont dotés
récemment d'une plate-forme de concertation et d'expression de leurs attentes
au niveau mondial : le Forum Mondial de la Recherche Agricole (GFAR). Ils y rencontrent
notamment leurs partenaires du Nord et ceux des centres internationaux du recherche
agricole (CIRA).
La construction du GFAR a été conçue pour favoriser une démarche
ascendante de représentation des systèmes de recherche : national,
sous-régional, régional puis mondial. Ces différentes instances
donnent également une place aux acteurs de la société civile
concernés par la recherche pour le développement : organisation
non gouvernementales, organisation des producteurs/paysans (OP) et entreprises
privées (EP). Ceci permet leur implication dans les différents étages
cités ci-dessus pour la formulation et pour le suivi des programmes de
recherche.
Le GFAR est récent. Son influence progresse rapidement mais elle demeure
fragile. Le projet vise à renforcer la capacité des membres du Sud
du GFAR à faire entendre leur voix au niveau international : montrer leur
aptitude à mettre en uvre et à gérer des programmes
de recherche quils jugent stratégiques pour leurs régions.
Dans ce contexte, le projet DURAS é été
conçu pour soutenir le processus d'ouverture favorisé par le GFAR
et contribuer à renforcer la participation active de ces différents
acteurs dans les échelons régionaux et sous-régionaux,
et à s'assurer que leurs voix sont entendues au niveau international.
Il vise également à augmenter leur potentiel scientifique par
l'exécution et la gestion des programmes de recherche stratégiquement
importants pour leurs régions.
Les deux premiers volets du projet sont traités par
le secrétariat du GFAR basé à Rome, Italie, tandis que
le troisième est géré par la plate-forme Agropolis de Montpellier.
Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP, site
internet) de trois ans financé par le ministère français
des Affaires étrangères, le Projet DURAS fait aussi partie des
initiatives de type 2 du sommet mondial pour le développement durable
de Johannesburg (SMDD, site
internet). Ces initiatives sont des partenariats volontaires de plusieurs
acteurs qui contribuent à la mise en uvre dengagements inter-gouvernementaux
pour la mise en place de lAgenda 21 et du plan de réalisation de
Johannesburg. A ce titre, le projet contribuera à permettre à
tous les acteurs de la recherche agricole dapporter une contribution concrète
aux résultats du SMDD et dautres accords internationaux ayant pour
but la poursuite du développement durable.
Composante
1 : Soutenir les activités danimation du Secrétariat du
GFAR
La première composante du projet DURAS vise à
soutenir les activités danimation du Secrétariat du GFAR,
dont le soutien aux forums régionaux et sous régionaux pour leur
permettre de fonctionner comme un véritable forum auquel des parties
prenantes de la société civile prennent une part active. Cette
action peut se focaliser sur la révision et la mise à jour des
priorités régionales avec une participation active de tous les
parties prenantes, et en mettant tout particulièrement laccent
sur la façon de faciliter lengagement et le renforcement des organisations
de la société civile ; cette action permettra au secrétariat
GFAR de communiquer largement au niveau international sur les priorités
de recherche du Sud ayant un impact sur le développement durable.
Composante
2 : Lenrichissement du système dinformation
La deuxième composante du projet est lenrichissement
du système dinformation électronique du site Web du GFAR
(http://www.egfar.org),
pour développer et renforcer un système fonctionnel de gestion
de linformation et de la communication et développer des Systèmes
dInformation sur lAgriculture Régionale.
Composante
3 : Le fonds compétitifs
La troisième composante
du projet est le fonds compétitifs mis en place afin dencourager linnovation,
de permettre la valorisation des innovations abouties et/ou des meilleures pratiques
développées dans le Sud, et den poursuivre le développement
et létude. Il vise également la création dopportunités,
pour des parties prenantes du Sud traditionnellement désavantagés,
de développer et de valoriser leurs capacités scientifiques en
leur fournissant un financement de départ pour combler le manque de fonds
habituel entre les phases initiales de recherche/innovation et celles de la
mise en uvre ou de la valorisation.
Tout les acteurs impliqués dans la recherche pour
le développement durable peuvent faire une demande de subvention, à
condition que le proposant principal université, centre national
de recherche ou organisation de la société civile (ONG, organisation
de producteurs, ou entreprises privées) appartienne à un
pays de la zone de solidarité prioritaire (ZSP) couvert par le projet.
. Afrique subsaharienne et Océan
indien
Angola, Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, République
centrafricaine, Comores, Congo, Côte dIvoire, Djibouti, Erythrée,
Ethiopie, Gabon, Ghana, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée
Equatoriale, Kenya, Libéria, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique,
Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, RD du Congo, Rwanda, Sao Tome e Principe,
Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Soudan, Tanzanie, Tchad,
Togo, Zimbabwe
. Péninsule dIndochine
Cambodge, Laos, Vietnam
La Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP)
a été définie par le Gouvernement français en février
1998 comme celle où l'aide publique, engagée de manière
sélective et concentrée peut produire un effet significatif et
contribuer à un développement harmonieux des institutions, de
la société et de l'économie. Elle se compose de pays parmi
les moins développés en termes de revenus, n'ayant pas accès
au marché des capitaux et avec lesquels la France entend nouer une relation
forte de partenariat dans une perspective de solidarité et de développement
durable qui répond à plusieurs objectifs : (a) la consolidation
de l'état de droit et l'enracinement de la démocratie ; (b) le
soutien à une croissance durable fondée sur des économies
équilibrées, plus diversifiées et moins vulnérables
; (c) la couverture des besoins sociaux essentiels ; (d) La gestion rationnelle
du territoire et des ressources et la protection de l'environnement ; (e) La
promotion du développement participatif et culturel ; et (f) la stabilité
et l'intégration régionale.
Mise à jour : 16/02/06
DURAS est un projet de trois ans financé par le ministère français
des Affaires
étrangères. Son but est de contribuer à renforcer l'engagement
et à augmenter le potentiel scientifique
des acteurs de la Recherche Agricole pour le Développement Durable des
pays du Sud, tout
particulièrement en Afrique, au Proche Orient et en Asie.
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